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Archive pour avril 2010

Le Val d’Essonne ne doit pas devenir la poubelle de notre département

La SEMARDEL, le syndicat d’économie mixte qui est en charge du traitement et de la revalorisation des déchets des 112 communes membres du SIREDOM (Syndicat intercommunale pour la revalorisation et l’élimination des déchets et des ordures ménagères), a annoncé samedi dernier, lors de la journée portes ouvertes de son écosite de Vert-le-Grand, la construction d’une nouvelle décharge.

Le projet prévoit d’installer à 1km de Vert-le-Grand un nouveau site d’enfouissement des déchets ultimes, d’une capacité de 80 000 tonnes par an. 80 000 tonnes que nous devons ajouter aux 220 000 tonnes par an déjà enfouies par la SEMARDEL dans les environs de l’écosite.

Le traitement des ordures ménagères est un dossier qui concerne tout le monde. Même si cette nouvelle décharge est nécessaire, les habitants du Val d’Essonne ne peuvent pas supporter à eux seuls, les poubelles de plus de 600 000 essonniens.

Le plus surprenant, c’est qu’il est inconcevable que cette décision de la SEMARDEL, n’ait pu aboutir sans le consentement du président du SIREDOM. Ce même président (Franck Marlin, député-maire d’Etampes) qui n’a pas hésité, pour Saint-Escobille (à 10km d’Etampes), de saisir le Ministre de l’écologie pour demander le retrait immédiat du projet de création d’un centre d’enfouissement de déchets dans ce village.

Le retrait immédiat de ce projet est, comme pour Saint-Escobille, un impératif. Mais cela doit s’accompagner d’un grand débat, dans notre département, sur la question du traitement et de la revalorisation des ordures ménagères.

Un accord a été trouvé à la STA

Les bus de la société STA basée à Ormoy, reprendrons le service dès demain.

En grève depuis le 16 mars, les salariés et la direction ont trouvé en début de soirée un accord. Cet accord salariale comprend le retour de la prime de bon conducteur (pouvant aller jusqu’à 900 €), la mise en place d’une prime de vacances en juin (260 €) et une revalorisation salariale de 2%.

Conflit à la STA : « Monsieur Imbert, le Val d’Essonne n’est pas en guerre ! »

Dans une lettre adressée au préfet de l’Essonne, le conseiller général UMP du canton de Mennecy et président de la CCVE (Communauté de Communes du Val d’Essonne), souffle aux services de l’Etat de faire appel aux transports de l’armée française pour assurer un service minimum. Soit Patrick Imbert est inconscient des mots qu’il écrit, relevant ainsi de la pure bêtise. Ou bien il est conscient de ce qu’il avance, tombant dans le populisme.

Le Val d’Essonne n’est pas en guerre. Il s’agit ni plus ni moins que d’un conflit social opposant des salariés à leur direction. Je comprends la détresse des familles devant l’absence depuis deux semaines d’un service public de transport scolaire. Je comprends également les revendications légitimes des salariés face aux problèmes d’insécurité sur certaines lignes et à un régime salarial qui ne prend pas en compte cette pénibilité de leur travail.

C’est pour cela que j’ai pris, dès le début du conflit à la STA, la position de demander à la direction de l’entreprise d’aboutir au plus vite dans les négociations. Il n’en n’a pas été ainsi, et je le regrette. La faute à qui ? Certainement pas aux salariés qui chaque jour vont travailler dans des conditions inacceptables et pour un salaire de misère (nous parlons ici d’un salaire moyen tournant autour des 1 000 €).

Quand un conflit tel que celui ci se présente, il y a ceux qui comme je l’ai fais agissent dans l’intérêt général, c’est à dire celui des usagers, des salariés et de l’entreprise elle même. Et ceux, qui comme Patrick Imbert, en manque de visibilité tombe dans les petites phrases et le populisme, allant même jusqu’à lancer des accusations à demi-voilées sur les salariés de la STA et le caillassage d’un bus à Cerny. Patrick Imbert devrait se poser la question récurrente dans une telle situation, qui est de savoir à qui profite le crime. Et cela ne profite certainement pas aux employés grévistes de la STA. Cet acte de vandalisme n’en demeure pas moins inacceptable, notamment en s’en prenant à des enfants. La gendarmerie mène actuellement une enquête.

La principale préoccupation d’un élu responsable et sérieux devrait être de faire revenir le calme, et un trafic à la normale des bus sur Mennecy et le Val d’Essonne. L’un n’allant pas sans l’autre, en jetant la suspicion sur les salariés de la STA, Patrick Imbert se rend en partie coupable d’un possible durcissement du conflit.

Patrick Imbert devrait plutôt s’efforcer à faire pression auprès de la direction de la STA pour aboutir sur des négociations fructueuses. Pour cela, il faut que la STA avance sur deux points : l’installation de caméras de surveillance sur les lignes de bus à risques et une véritable revalorisation salariale.

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    By Erik Rasmussen